La musique orientale pour aller plus loin

La danse et le musique orientale ont toujours été étroitement liées. Mais si les danseuses faisaient auparavant de la grande famille des artistes, les almées étaient des musiciennes et des poétesses, les danseuses de la rue Mohamed Ali des fines joueuses de sagattes qui cohabitaient avec les familles de musiciens, le genre s’est presque  perdu aujourd’hui. Changement d’époque, d’instruments, pertes des derniers grands compositeurs, apparition des DJs et appropriation des techniques de la danse orientale par les occidentales lui ont fait perdre ce caractère  artistique global au profit de surenchère de performance technique.

Cette perte se traduit également sur la production de CD dédiés à la danse orientale : enregistrement dans des studios dont la qualité sonore ressemble à celle d’une salle de bain, absence d’arrangements, routine copiée-collée légèrement maquillée d’une production à une autre, sur-représentation de la percussion…

La génération des musiciens connaisseurs de la richesse de leur patrimoine vieillit et disparait peu à peu. La nouvelle génération joue elle aussi de la surenchère virtuose soliste, au détriment de l’âme de la musique.

Voici une série d’article à propos de la musique qui me tient à cœur.

Introduction aux termes de la musique orientale

Le Mouachah ou la nostalgie d’Al Andalus

La musique orientale