Stage de danses folklorique et populaire d’Irak

Avec Farid Zodan, ancien soliste de la troupe nationale folklorique Irakienne

Dimanche 8 octobre 2017 – 13h30-16h30 – Toulouse

C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’Ibtissem accueille Farid Zodan pour cette journée de stages exceptionnels. La troupe nationale folklorique irakienne fut l’ambassadrice de la culture populaire d’Irak. Forte de dizaines de danseurs et musiciens elle s’est produite bien au delà du monde arabe, en utilisant les meilleurs artistes de son pays pour mettre en scène la riche histoire de la Mésopotamie. Farid Zodan y fut soliste pendant 6 années, durant la période faste des années 80. Chorégraphe, danseur, enseignant et percussionniste, il allie une grande pédagogie, appuyée par son expérience de danseur classique et contemporain à Londres, et une  précieuse connaissance de la culture Irakienne. Cette journée sera consacrée à une danse folklorique de la ville de Bassorah, le khashabi, et une danse populaire des gitans d’Irak, le raqs qawleya.

Un stage, 2 thématiques ! Stage de 3h de 13h30 à 16h30

Folklore irakien : Le Khashabi

Une des 3 danses de la cité de Bassorah. Une danse initialement effectuée pour célébrer le départ  des pêcheurs et marins, al sayad. Rythmée par la percussion traditionnelle la khashaba (percussion en bois qui fait un bruit de mitraillette), elle s’effectue avec le pas de base des danses du Golfe Persique.  Sa richesse est dans l’alternance de petits sauts aériens et de mouvement terriens, et  les soudains changements rythmiques.

Voici 2 vidéos représentatives du khashabi mis en scène :

Danse populaire d’Irak : Le Raqs qawleya

C’est la danse des gitans d’Irak, la plus popularisée dans le milieu de la danse orientale, et par abus de langage appelée Iraki dance. Très énergique, avec de légers pas sautés, des mouvements de bassin et de tête, des vibrations et des isolations, le raqs qawleya est rythmé par l’impressionnante khashaba. C’est aussi la danse populaire d’Irak, pratiquée par tous les irakiens, femmes et hommes, lors des événements joyeux, fiançailles, mariages, et tout autre fête sociale. Farid Zodan nous promet 2h30 de joie et de transpiration! Farid Zodan, fera le lien avec le khashabi, en expliquant comment le raqs qawleya s’en est influencé.

Voici 2 vidéos de danse de groupe, interprétées par des danseuses qawleya lors d’émissions télévisés :

Farid Zodan, la transmission irakienne

Brillant danseur natif de Bassorah, il intègre adolescent l’Iraqi National Folklore Group directement au poste de soliste de 1980 à 1986. Passionné de danse, il poursuit alors sa formation à la prestigieuse Rambert School of Ballet and Contemporary Dance à Londres et réussit son master « Performing art and choreography »  à l’université de Middlesex. Parallèlement à l’enseignement, il fonde la compagnie de danse, la Zodan Dance Theater, et soucieux de préserver  sa culture irakienne il crée sa troupe de folklore qui se produit à Londres. Son travail de danseur/chorégraphe/musicien est bien dense, et parmi les plus significatifs : opéra Carmen au Royal Albert Hall, Royal Ballet de Nouvelle-Zélande, chorégraphie de clips pour Kadhem Saher, percussionniste pour Led Zeppelin …  Désormais établi à Madrid, il travaille avec les télévisions espagnoles (TVE, TEL MADRID, TELY 5) et chorégraphie pour le Teatro la Zarzuela.

Le patrimoine culturel irakien

La richesse culturelle de l’Irak est méconnue, à part les tristes événements qui ravagent le pays depuis la première guerre du Golfe. C’est pourtant le berceau de la civilisation arabe, et sa culture a rayonné jusqu’à Al Andalus avec Zyriab. Arabes, bédouins, kurdes, turkmènes, descendants d’esclaves, gitans et de nombreuses autres minorités ont contribué à la diversité des danses et musiques d’Irak. L’Iraqi National Folklore Group, fondé en 1971 sous l’égide du ministère de la culture irakien, représente le patrimoine populaire et les traditions anciennes à travers des mises en scènes grandioses, grâce à sa troupe de danse et son orchestre. Hélas, depuis la chute de Saddam Hussein,  les ravages de la guerre puis la montée des intégrismes,  la protection et la diffusion des arts n’est plus une priorité. Mais les irakiens sont soucieux de préserver leur patrimoine, et vous pouvez lire cet article (en anglais) sur la résistance de la troupe, dans le New-York Times.

Parmi les nombreuses danses du pays, on trouve le chobi, une danse en ligne proche du dabké, les danses de bédouins, le raqs charqi, qui a connu ses heures de gloire il y a bien longtemps, des danses guerrières liés à l’histoire des mésopotamiens, des danses de transe (soufisme chiite, animisme africain), le raqs qawleya des gitans, le samri commun à tous les pays du Golfe Persique et bien d’autres encore !

Pour qui est ce stage?

Pour toute personne souhaitant diversifier son répertoire des danses du monde arabe et/ou souhaitant s’enrichir culturellement. 1 an de pratique d’une danse est requis, afin de se déplacer avec fluidité. La technique utilisée pour les danses folkloriques d’Irak est bien différente de la danse orientale.

Comment y aller ?

Le stage se déroule à l’académie de flamenco La Morita, dans le quartier de la Roseraie à Toulouse. La station de métro Roseraie est à 3 minutes à pied, et il y a un parking gratuit dans l’enceinte du studio, au 156 bis avenue de Lavaur.

Quel est le tarif ?

1 stage : 45€

Comment s’inscrire?

Par courrier

En envoyant votre règlement par chèque avec le bulletin d’inscription complété à l’adresse indiquée sur le bulletin à télécharger ci-dessous. (chèques encaissés la semaine du 2 octobre)

Bulletin d’inscription danses d’Irak

Directement en ligne